Open letter to a multi-billionaire

I would like to suggest a way you might usefully employ some of the financial and managerial resources you have at your disposal.

I have no personal axe to grind and I am not asking you for money or a job.

*

The world’s scientists have convincingly made the case for taking climate change seriously, but the battle for public opinion is going badly.

Reputable news media—even the BBC—cling to the notion that they are duty-bound to accord equal space to “both sides” of the argument, naively preserving the pretence that all opinions are of equal value and ignoring the fact that the debate as such is already over. The question now should be one of planning and organisation: how are we going to live with a climate gone haywire?

Yet irresponsible journalists, self-appointed gurus and—yes—some scientists, who ought to know better, continue to publish misleading piffle based on data that are out of date, misinterpreted or quite simply invented. And they get away with it.

The tabloid press and other forms of journalistic lowlife are ever ready to fulminate over the slightest allegation of a flaw in the scientific data, unscrupulously betraying their remit. And they too get away with it.

Science bloggers spend their nights searching out, analysing and refuting  spurious, error-strewn articles (in addition to somehow holding down fulltime jobs) but they are preaching to the converted.

The inexhaustible George Monbiot takes on Ian Plimer in a live TV debate and thoroughly routs him. But Plimer carries on as though nothing had happened and the media still report what he says.

It’s the same old story: the good guys fight fair and the bad guys fight dirty. And, as ever, they get away with it.

*

Now, I’m not saying that we should fight dirty too, but I am suggesting that we could be fighting a damn sight harder.

More precisely, I’m thinking of the remorseless way Disney and Microsoft pursue licence infringements. I’d like to see you applying the same hardball approach to the purveyors of climate change drivel, ranging in scale and impact from the likes of Plimer to the mighty Sunday Times itself.

The Plimers never retract, never apologise. The ST apologised for its January 2010 “Amazongate” article, albeit six months later, when the damage had already been done.

But that’s too easy. And the matter is too important to be glossed over with an apology.

Whenever newspapers or publishers are exposed for peddling inaccuracy, misrepresentation and falsehood they should be punished and punished hard. We have to find a way of making them think very hard before they toss disinformation at the general public; and if they persist it should cost them money—a lot of money—in punitive fines and astronomical legal costs.

You have the muscle to do that.

What I suggest is that you let loose the lawyers. You don’t necessarily have to win cases—just make sure they are widely reported, last a long time and cost a fortune.

Yours sincerely,

“Anthropocène” confirmée : oui, mais…

Une nouvelle étude publiée dans « Science » le jeudi 7 janvier 2016 confirme que les activités humaines ont fait basculer la Terre dans une nouvelle ère géologique, appelée l’Anthropocène.

Dr Colin Waters du British Geological Survey dit: “Depuis longtemps les humains ont un effet sur l’environnement, mais récemment nous assistons à la dispersion rapide et globale de nouveaux matériaux, notamment l’aluminium, le béton et les plastiques, dont on trouve la trace dans les strates sédimentaires.”

Pendant l’Holocène [les dernières 11.700 années] les sociétés humaines ont avancé en domestiquant les terres afin d’augmenter la production de nourriture ; elles ont construit des centres urbains et sont devenues adeptes de l’exploitation des ressources de la Terre en termes d’eau, de minerais et d’énergies. L’Anthropocène se caractérise par une période de changement environnemental rapide, dû à l’augmentation fulgurante de la population humaine et de la consommation pendant la “grande accélération” du milieu du 20ème siècle. 

Cette étude est sans aucun doute parfaitement respectable parce qu’elle est publiée dans Science, mais je me demande si elle va assez loin. J’irais même jusqu’à la qualifier de dentelle académique, puis qu’il y a dans la pièce un éléphant dont personne ne parle.

Nous savons, grâce aux carottages antarctiques, que depuis au moins 850.000 ans la Terre a oscillé tranquillement entre des périodes glaciaires et interglaciaires, avec des différences de température de seulement 15°. C’est très peu par rapport à ce qui se produit sur nos planètes voisines, Mars et Vénus, et les modifications de climat s’opéraient sur des périodes de dizaines de milliers d’années. On pourrait presque parler d’une remarquable stabilité.

Pendant toute cette période la proportion de CO2e*  atmosphérique variait entre 200 et 300 ppm en fonction de la température, mais la quantité totale de CO2e dans le système était constante. Dès les années 1750 nous avons commencé à injecter du CO2nouveau dans le système, et depuis le milieu du 20ème siècle les quantités de ce CO2e nouveau augment de manière exponentielle. Les océans en absorbent beaucoup (environ 30%) mais le reste va directement dans l’atmosphère où la proportion de CO2e est maintenant de 400 ppm. Par ailleurs, selon les projections de la COP21, les 500 ppm seront atteintes dans les 15 à 20 ans à venir. Les océans ne peuvent plus suivre et l’excédent de CO2e dans l’atmosphère où il a un impact direct sur l’effet de serre. Nous constatons d’ores et déjà  les ravages occasionnés par un seul petit degré de réchauffement. Au fur et à mesure que nous nous approcherons des 500 ppm, les choses iront de pire en pire, de plus en plus vite, la puissance des courbes exponentielles étant absolument impitoyable.

Alors, l’Anthropocène représente-t-il un changement d’ère géologique ? Sans aucun doute. Mais à une échelle beaucoup plus vaste que les traces sédimentaires révélées par cette étude. En effet, nous avons inversé la dynamique de base du Système Terre. Désormais c’est le niveau de CO2e atmosphérique qui détermine et déterminera la température. Nul ne peut savoir aujourd’hui vers quel monde cela nous mènera, ni même si notre civilisation survivra, mais une chose est sûre : le voyage sera tout sauf confortable.


* “Equivalent” : c’est-à-dire, CO2 + les autres gaz qui contribuent à l’effet de serre de manière moins importante.

 

COP21 nous a trahis

Je me sens trahi. Par les politiques qui me jettent de la poudre aux yeux ; par les scientifiques qui ne s’unissent pas pour crier, “Balivernes!” ; par les médias qui n’osent pas dire que l’Empereur stupide et vaniteux se promène tout nu dans la rue.

 

James Hansen, le climatologue le plus éminent au monde, traite l’Accord de Paris de “fraude”, et à mon (humble) avis il a dû être tenté d’utiliser des termes autrement moins élégants.

Je fais partie de ces amateurs, pas matheux et encore moins physiciens, qui ne se contentent pas de la rhétorique des parties prenantes mais qui s’obstinent à se forger une opinion à partir des chiffres publiés. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’entre les déclarations jubilatoires et les chiffres fournis par la science il y a un gouffre insurmontable. Continue reading

COP21 – Why are the media celebrating this bullshit?

I posted this comment here at “Climate Crocks” because it’s a damn good site that gets a whole lot more hits I do. But — dammit — I wrote it so I’m entitled to put it here too.


 

Gotta hand it you guys who were apparently able to read, digest & analyse the 31 pages of the Paris Agreement in 24 hours. It’s taken me 3 days.

  1. James Hansen is right: it’s a fraud.
  2. I feel utterly betrayed by the politicians, by the scientists who’ve failed to shout from the rooftops, “Poppycock!” and the press who are falling over themselves to avoid pointing out that the emperor is stark fucking naked.
  3. I made a list of decisions COP21 would have to take in order to maintain (achieve?) credibility :

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