La Crimée : une occasion en or

Obama veut des sanctions contre la Russie mais l’Europe se montre réticente, ce qui se comprend : elle a besoin du gaz naturel russe. Apparemment on a oublié que pour Poutine le gaz a également le potentiel de devenir un grand problème : il doit le vendre. Les principales exportations russes sont les céréales et le gaz ; les ventes de céréales sont déjà frappées par des mauvaises récoltes en série provoquées par le changement climatique ; si la Russie ne peut plus vendre son gaz, son compte de bilan implose.

Profitons-en pour remettre M. Poutine à sa place (au 19e siècle) et en même temps prendre un grand pas vers la mitigation des effets du changement climatique.

En serrant les rangs et la ceinture, l’Europe pourrait se passer du gaz russe pendant un certain temps, le temps de décider et de dérouler un vaste programme d’installation de renouvelables. Ce serait tout bénéf : un coup de pouce pour une économie européenne moribonde, un grand pas en avant dans l’élimination des énergies fossiles, et un œil au beurre noir pour Poutine.

Alors, qu’attendons-nous ? Euh… ben, le Père Noël bien sûr.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *