Rêve et réalité

Un ami plein de bonnes intentions m’a dirigé vers le site de Reporterre, et plus particulièrement la revue du livre d’Hervé Kempf, “Fin de l’occident, naissance du monde“, qui serait :

… habité par un optimisme communicatif : oui, un nouveau monde est possible.

Appauvrissement matériel : les pays riches doivent s’organiser pour réduire leur consommation matérielle et énergétique.
Espace écologique : la clé géopolitique du XXIe siècle sera le partage de l’espace écologique planétaire.
Bio-économie : l’économie va se structurer en fonction de l’utilisation économe des ressources bio-écologiques.
La force paradoxale de l’Europe : l’Europe a l’avenir devant elle. Parce qu’elle est plus sobre, plus juste et moins agressive que les autres superpuissances. Sa faiblesse fait sa force.
Le retour des paysans : les paysans vont redevenir une des couches sociales les plus indispensables et les plus porteuses d’avenir – et d’abord pour créer de l’emploi.
Réduire les inégalités : une diminution drastique des inégalités, tant à l’échelle mondiale qu’au sein de chaque pays, est indispensable pour parvenir à l’équilibre écologique.

Bon, admettons… Rêvons, mes enfants, rêvons. Car si ces “6 points forts” allaient devenir réalité cela voudraient dire que nous serions sur la bonne voie et que, donc, les politiques auraient pris les bonnes — et très dures — décisions concernant les émissions de CO2, s’étant déjà libérés de l’influence du secteur financier. Et ça, c’est pas demain la veille.

La réalité aujourd’hui, c’est les quatre candidats du Republican Party en Caroline du Sud, à qui le présentateur pose la question : Le réchauffement global est-il un fait ? Les réponses ont le seul mérite d’être claires. Incroyables mais claires.

La réalité aujourd’hui, c’est John Tamny de Forbes Magazine, qui déclare :

Les entreprises privées doivent être libres pour générer des profits comme bon leur semble, libres de toute interférence gouvernementale.

La réalité aujourd’hui, c’est deux nouvelles études qui confirment que la fonte de glaciers de l’Ouest de l’Antarctique a atteint un point de non-retour.

La réalité aujourd’hui, c’est que nous ne savons pas en quoi demain sera fait et que ce n’est pas en dessinant des paysages de rêve qu’on va y faire face.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *